Minima-quoi?

Je ne sais pas si c’est parce que je viens de passer 6 mois à vendre des vêtements minimalistes et intemporels, mais je fais une sorte d’overdose du minimalisme ambiant. Alors, même si je l’avoue, niveau déco, je bave toujours autant devant des photos d’intérieurs scandinaves plus qu’épurés, pour les fringues, j’en ai un peu marre des monochromes et coupes parfaitement géométriques. Cela a sûrement à voir avec mon manque chronique de soleil depuis que j’habite à Londres, et mon envie plus que grandissante de vacances plus les examens de fin d’année (et de toute la vie inch’allah) approchent.

Du coup, je passe mon temps sur Tumblr, Pinterest et Instagram à reluquer des tenues totalement boho-chic, des plages désertes et des recettes de smoothies colorés (on va tout de suite se l’avouer, ça va pas fort). Je regardais quelques posts un peu vintage sur The Fashion Spot comme Mary-Kate Olsen, Rachel Bilson et Kirsten Dunst période 2005, où la vie n’était que Starbucks, longs cheveux, Wayfarers et jupes bohèmes, lorsque je me suis rendue compte que c’était quand même un peu plus fun que nos Stan Smith blanches, pantalons de smoking et coupes au carré millimétrées. Alors que la période estivale approche, j’ai soif de couleurs et de motifs, de cheveux longs blondis par le soleil (avec l’aide de mon coloriste), de bras recouverts de bracelets qui font du bruit, de tissus qui volent et de coupes floues. Je vous laisse donc avec quelques inspirations dénichées un peu partout et je retourne pleurer réviser..

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L’envie #1 de 2015

Après avoir été une vaillante combattante des baskets comme chaussures, j’ai finalement  basculé dans le coté obscur avec deux paires plutôt sympas et surtout, ultra confortables (respectivement de chez Topshop et Mango). La même aventure m’est récemment arrivée avec un autre article à première vue sportswear, voire enfantin, qui fait de plus en plus d’adeptes dans la sphère mode. J’annonce : mon prochain achat sera un sac à dos. Alors oui, c’est très simple comme article, certaines d’entre vous l’ont probablement déjà adopté depuis longtemps mais pour moi, c’est un grand pas. Un sac à dos dans mon esprit, c’était réservé aux adolescents et aux informaticiens.outfitssac1

Alors, pour éviter de basculer dans le coté geek ou régressif de la chose, il faut bien le choisir, son sac. J’aime bien la dégaine plus détendue, et minimaliste, qu’un sac à dos peut apporter à une tenue un peu trop austère. Personnellement, je suis très pointilleuse, et j’ai remarqué que je n’aime que les sac à dos de petite à moyenne taille, avec une préférence pour ceux en cuir souple et noir. Et c’est en travaillant chez COS ces 5 derniers mois que j’ai trouvé la perle rare, qui ma foi ne paie pas de mine sur le site mais mon Dieu si seulement vous pouviez le voir, et mieux le toucher! La beauté a un cuir si doux et souple que l’on dirait qu’elle s’apprête à fondre entre vos mains. Et moi, c’est d’envie que je fonds. Mais 125€ dans un sac, à dos qui plus est, c’est assez impensable pour une fille aussi maladroite que moi. Les sacs pour le moment, c’est bien la dernière chose dans laquelle j’ose « mettre le prix », car les miens finissent toujours dans des états pas possibles. Et puis c’est aussi le genre d’article pour lequel je me dis « plus t’en as, mieux c’est » donc, petits prix = 3 sacs au lieu d’un. Voire 10 si on décide de les acheter chez Primark.

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Bref! Je suis donc en quête du parfait sac à dos qui pourrait éloigner l’idée d’exploser mon budget d’étudiante pour celui de chez COS, et j’ai pour cela fait une petite sélection des beautés peu chères trouvées sur internet. J’ai une petite préférence pour ceux de chez Forever 21 (dont un bordeaux, grosse folie, on met carrément de la COULEUR), et aussi pour le Bad Kids de chez Nastygal. J’ai juste un petit doute sur la taille du dernier car il me parait tout de même massif. Vous remarquerez que parmi la sélection se sont glissés quelques bestiaux plutôt pricey, rien que pour le plaisir des yeux!

sac a dos sélection

1 – Sole Society  /  2 – Nastygal   /  3 – YesStyle  /  4 – REISS  /  5 – Nastygal  /  6 – Forever 21  /

  7 –  Boticca  /  8 – COS

2015

Aucun post depuis le déménagement du blog. Du coup, perte de beaucoup de lecteurs/lectrices. Tout ça à cause d’un manque de motivation et d’organisation. Plus deux trois soucis qui ne me donnaient vraiment pas envie de prendre des photos de looks. Mais bref, l’année 2014 est finie, et avec elle on l’espère, mes mauvaises habitudes. Du coup, je profite de ce 20 janvier 2015 ensoleillé (oui oui, je suis toujours à Londres, promis), pour repartir sur de bonnes bases, blogueusement parlant.

Le dernier semestre de mes études à Londres a débuté, et avec lui le compte à rebours de mes jours en tant que Londonienne. Du coup, même si je n’ai pas pris de résolutions à proprement parler, j’ai comme but de profiter un maximum de mes 5 derniers mois au pays d’Harry Potter. Profiter ça veut dire faire toutes les expos que je pourrai, visiter des endroits/quartiers que je ne connais pas, tester de nouveaux restaurants/bars/boutiques/parcs/mecs (lol). Bref, une vraie aventure, et ce que j’aurais du faire un peu plus souvent depuis un an.Processed with VSCOcam with c1 preset

J’ai donc commencé hier, en testant un restaurant/bar à tapas à South Kensington. Tu parles d’une aventure, la meuf est allée se balader dans le quartier Français! OSEF, une découverte est une découverte. J’ai donc dégusté à la Casa Brindinsa le plus merveilleux des veloutés, un mélange de carottes et potiron, avec des quartiers d’orange et assaisonné d’un filet d’huile de vanille. Pas fan de sucré-salé car je ne tombe jamais sur des plats équilibrés, j’ai été totalement bluffée par la douceur de ce velouté, et la petite touche d’acidité des oranges qui rafraichissait le tout (Cyril Lignac, sors de ce corps). Accompagnez ça d’une assiettes de patatas brava (ô doux souvenirs d’Espagne…) et de fromage de chèvre et de raisins, et vous obtenez une Alyssa heureuse et repue.

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Si vous êtes de passage sur Londres, et que vous voulez vous faire des tapas sympas et pas trop chères, sachez que la Casa Brindinsa a plusieurs restaurants dans la ville, dont celui ci de South Kensington et aussi un en plein Soho. Sur ce, je retourne rêvasser de mon velouté et je vous dis à très bientôt!

"I don’t really know how to do casual clothes."

Aujourd’hui, nous nous sommes tous levés sur une myriade de tristes nouvelles, dont une propre au monde de la mode : Oscar de la Renta nous a quitté.
Source : Style.com
De la Renta, c’est probablement le créateur qui m’a faite tomber amoureuse de la mode lorsque j’étais très jeune. Très loin de mon style actuel, à l’âge de 8-9 ans je ne rêvais que de ses robes de princesses. Radicalement habillé, extrêmement féminin, il savait comment sublimer la femme, lui donner l’air d’une icône du raffinement, ou d’actrice glamour du Hollywood des années 50.
Je vous l’accorde, le style De la Renta est peu praticable dans la vie de tous les jours, mais il est indéniablement fondateur de la mode d’aujourd’hui. Chacune de ses créations relevant d’une prouesse technique, lorsque l’on regarde ses défilés, on a plutôt l’impression de voir de superbes croquis défiler devant nous et non de réelles personnes. Et ça, ça fait rêver.
Source : Style.com
Au même titre qu’un Giambattista Valli, ou qu’un Elie Saab, les shows d’Oscar de la Renta font partie de ceux que l’on regarde pour être éblouie, surprise, rêveuse. On a toutes bavé d’envie devant la sublime robe offerte à Carrie par son russe dans la saison 6 de Sex and the City, et j’ai été de celles qui ont complètement flashé sur la superbe robe qu’Amy Adams a porté aux Oscars de 2013. La petite fille tapie en moi a trépigné d’envie en la voyant.
De g. à d. : Amy Adams, Linda Evangelista, Jessica Biel, Sarah Jessica Parker
C’est un grand créateur que le monde de la mode a perdu, et ça me désole de me dire que, si jamais un jour je réalise mon rêve de travailler dans la mode, je ne pourrai jamais m’émerveiller devant son travail. Sa dernière collection pour le Printemps 2015 vient tout juste d’être présentée le mois dernier, et elle est à l’image de la marque et du créateur : féminine et élégante.
La dernière collection d’Oscar de la Renta pour la saison Printemps-Été 2015

La Maison Carven

Boutique Carven à Manille
Vous avez du vous en rendre compte, le blog a pris de petites vacances cet été. Mais la rentrée est là, et tout le monde reprend du service. Loin d’avoir chômé toute la saison, j’ai plutôt fait la fourmi en passant l’été comme conseillère de vente (stagière, certes) dans la toute nouvelle boutique cannoise de la maison Carven.
Affectionnant tout particulièrement la marque depuis quelques années, j’avais postulé en mars dernier histoire de trouver de quoi m’occuper tout l’été sur la Côte. J’ai pu me rendre compte que peu de personnes connaissent réellement l’histoire de Carven, son origine, d’où l’idée de cet article. Voici donc 7 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur la maison Carven.
1. Carven, les origines 
Carven, c’est à la base une maison de couture créée en 1945 par Carmen de Tommaso, jeune femme si petite et fine qu’elle ne trouve de quoi se vêtir nulle part. À cette époque uniquement portée vers la Haute Couture, sa signature est la rayure verte, et son parfum Ma Griffe, dans la lignée des Chanel n°5.
 
Alexa Chung en Resort 2013, Alma Jodorowsky en FW14
2. Carven, l’ADN
Je ne compte plus le nombre de clientes qui entraient en nous disant que les vêtements Carven sortaient de l’ordinaire tout en restant très jolis et tendances. C’est là toute l’identité de la marque, qui depuis sa naissance, se base sur des coupes simples, élégantes et efficaces, mixé avec des imprimés et des matières jeunes et désinvoltes. Dans les années 50, Madame de Tommaso est la première à utiliser des imprimés inspirés des boubous africains, et c’est sans surprise que l’on a retrouvé cette inspiration dans la collection Kiwi de l’été 2014.
De g à droite : le IT manteau FW13, jupe Kiwi SS14, tailleur Carven 1951
3. Carven, les années noires 
Il n’est pas étonnant de ne pas très bien connaître la marque aujourd’hui, qui est passée dans les années 1990 par un passage à vide plutôt éloquent. Rachats successifs, fermetures de boutiques, image vieillotte, Carven ne fait plus vraiment rêver. Ce n’est qu’en 2008 que les affaires reprennent. Les nouveaux PDG décident de stopper toute la production Haute Couture, et de se diriger vers le prêt-à-porter. Un mouvement décisif et malin, puisque, aidée de son nouveau directeur artistique Guillaume Henry, la marque renaît de ses cendres.
Alexa Chung en Carven Pré-collection SS14
4. Carven et Guillaume Henry 
Arrivé en 2009, Guillaume Henry est un jeune créateur Français, est celui grâce à qui la marque connaît le succès aujourd’hui. Il en a fait une marque jeune, abordable, féminine mais toujours élégante. Sans jamais trop s’éloigner de l’ADN de la marque, que ce soit au travers des coupes, des matières ou des imprimés, Henry a su insufflé sa propre personnalité dans les collections Carven, tout en les inscrivant dans l’air du temps. Carven est aujourd’hui une marque de prêt-à-porter de luxe, aux prix abordables puisque similaires à ceux trouvés chez Maje, Sandro ou Claudie Pierlot.
Cols FW14, actuellement en boutique et sur l’e-shop
5. La femme Carven.. Et puis aussi l’Homme!
La maison Carven n’est pas réservé aux femmes. Guillaume Henry est également en charge de la collection Homme depuis 2011. Là aussi, tout est dans la coupe, avec un jeu de matières et d’imprimés permanent. L’homme Carven est un peu le jumeau de la femme Carven, élancé, moderne mais attaché à l’élégance intemporelle. Si je pouvais en rencontrer un, je ne dirais pas non… Et puis, ce qui est cool, c’est qu’on peut facilement lui piquer quelques pièces, comme les chemises et les sweats.
De g à d : Défilé FW14, Tee Shirt « Mauvais Garçon » FW14, Défilé SS15
 6. Carven, et ses pièces signatures
Au fil des collections, la maison Carven a su se faire une véritable place dans le prêt-à-porter. Elle défile à chaque Fashion Week parisienne, et possède ses propres signatures stylistiques. Tout d’abord, la robe dite « signature » : taille marquée, en satin craquant ou popeline de coton, la jupe évasée, c’est la pièce que l’on retrouve pratiquement à chaque saison, avec quelques différences dans la matière, avec un décolleté dans le dos ou non, un drapé sur la poitrine etc.. Puis il y a les faux col, de matières, couleurs, formes différentes, à mettre sous une robe, un pull, un tee shirt, un sweat, c’est l’accessoire preppy par excellence. Si la marque excelle dans un domaine, c’est aussi dans les sweatshirts. Doux, à la coupe oversize comme si on l’avait piqué à son mec, à imprimés ou tout simplement estampillé du nom de la marque, ils finissent toujours par être des best sellers.
De g à d : Sweat masque SS14, Sweats FW14
7. Carven, et les autres!
Non seulement les collections Carven sont superbes (il suffit d’aller en boutique observer celle de cet hiver pour tomber en amour), la marque distille tout au long de l’année différentes collaborations avec d’autres marques. Il y a eu celle avec le chausseur Robert Clergerie fin 2012, puis avec Petit Bateau. Cet été, on a eu droit à une collaboration en partenariat avec la marque Ancient Greek, pour les partisanes de la spartiate, mais aussi avec No Name, pour celles plutôt branchées baskets. D’ailleurs, une nouvelle collaboration avec No Name est disponible pour cet hiver, avec cette fois ci des baskets à sequins.
De gauche à droite : Robert Clergerie x Carven, Ancient Greek Sandals x Carven, No Name x Carven (FW14, SS14)
Je vous conseille d’aller faire un tour dans la boutique Carven la plus proche de vous, la déco faite par l’architecte Eric Chevallier en vaut le détour. Tout comme la collection d’hiver à tomber, et la signature olfactive diffusée dans toutes les boutiques.
Boutique Carven à Tokyo

La trouvaille du jour

Parfois, pas besoin d’aller flâner sur eBay et les milliers de boutiques de contrefaçons chinoises pour trouver des copies (presque) parfaites d’articles de créateurs. La preuve, aujourd’hui, je décide de jeter un oeil sur le site de Bata, boutique où je trouve rarement quelque chose d’intéressant, et là que vois-je, des copies de sandales vues des mois auparavant sur Kim Kardashian. À l’origine faite par Azzedine Alaïa, en daim, et au prix de 884€, la paire est copiée et produite en fibres synthétiques et disponible pour seulement 49€. Et non contents de s’arrêter là, ils ont aussi produits la version plate que vous trouverez ici. Légèrement moins rosées, moins hautes, et probablement moins solides, elles font tout de même bien la blague. Pour celles qui, comme moi, avaient flashé sur la paire depuis un bon moment, c’est LE bon plan de la journée!
Gauche : Azzedine Alaïa, 884€  Droite : Bata, 49€

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Récap’ !

Je n’ai plus eu beaucoup de temps à accorder au blog ces temps ci, et n’ayant plus l’occasion de prendre de photos de look, c’est sur Instagram que je poste plus souvent mes tenues (quasiment tous les jours à vrai dire). Voici donc pour celles et ceux qui n’utilisent pas IG (oui, oui, ça existe) un petit récapitulatif de mes tenues depuis que les « vacances » ont commencé.
Gauche : Veste Zara – Robe Choies – Slip on Topshop  Droite : Perfecto et Robe H&M – Sandales et sac Zara
Gauche : Combishort Zara – Derbies et lunettes vintage – Sac Carven Droite : Perfecto et top H&M – Skort et sac Zara – Slip on Topshop
Gauche : Top, short en simili cuir et sandales Zara Droite : Top H&M – Blazer sans manches Zara (old) – Jupe drapée Ebay – Sac Zara (old)
Gauche : Chemisier Zara – Jupe en simili cuir et Chaussures compensées Forever21 Droite : Combishort Reverse via Asos (old)

Et n’oubliez pas de me suivre sur Instagram pour des mises à jours beaucoup plus régulières. Vous pouvez aussi retrouver toutes les inspirations du blog sur Pinterest. Cheers!